La battle de films de filles décérébrés !

Publié le par L'Avignonienne

J'ai bien dit dans le titre que ce sont les films qui sont décérébrés, pas les filles bien sûr !

Pendant un long et froid week-end de novembre a eu lieu la battle Valentine's day vs. Tout ce qui brille ! On part sur du haut niveau, du bon film intellectuel (je rigole) à regarder sous un plaid douillet avec du thé et des gâteaux à proximité...

valentine.jpg

Sur la couverture du DVD de Valentine's day, on apprend que le film est dans la lignée de Love actually (là, je vous ai mis l'affiche du film, donc on ne le voit pas). A première vue, ça pourrait être cool, j'avais bien apprécié Love actually qui faisait de croiser de multiples histoires d'amour et qui en plus se passait pendant les fêtes de Noël ! Mais dès la couverture, on sent bien que ce film va dégouliner de guimauve et de bons sentiments...

 

Bon et bien, Valentine's day, comme son nom l'indique (et on nous le répète à tout bout de champ durant les cinq premières minutes du film, faut imprimer), a lieu le jour de la St Valentin, soit le 14 février pour ceux qui l'ignorent encore.

Comme dans Love actually, les histoires s'entrecroisent mais malheureusement on ne s'y accroche pas du tout. Ca  saute trop vite d'une histoire à une autre et le méga-casting dessert finalement le film car il n'y a pas vraiment d'histoire principale sur laquelle on pourrait se focaliser un minimum.

Entre le jeune fleuriste un peu niais joué par Ashton Kutcher, ou la militaire qui revient d'Irak interprétée par Julia Roberts (on n'y croit pas du tout) + le personnage du gay rajouté dans le film à la dernière minute parce qu'ils se sont rendus compte trop tard qu'il n'y avait que des histoires hétéros, on sait qu'on va se farcir une galerie de personnages trop codifiés.

En effet, c'est bientôt le tour dela pom-pom girl cucul la praline qui se promène toute la journée avec l'ours géant offert par son copain, (argh !). N'oublions pas l'enfant amoureux (qui est vraiment con et tête à claques, on a envie de le taper à chaque fois qu'il apparaît à l'écran), qui veut offrir un bouquet à sa "Valentine".

 

L'un des pires moments, c'est quand même lorsque l'institutrice Jennifer Garner raconte l'histoire supposée de Saint Valentin à sa classe de primaire, embrigadons-les dès leur plus jeune âge ! (Oui, la St Valentin est pour moi une fête commerciale que je n'aime pas trop fêter, la scène où Anne Hathaway et son nouveau mec se retrouvent au resto parmi des dizaines de couples venus fêter ça représente tout ce que je déteste).

 

Un plus dans le film quand même : Jessica Biel est à mes yeux une des plus belles actrices au monde (je l'avais bien aimée face à Colin Firth dans Un mariage de rêve), c'est d'ailleurs depuis ce film que je veux apprendre à danser le tango).

jessica-biel.jpg

Et l'horreur finale : je n'ai même pas pu le voir en avance rapide, le DVD (ou le lecteur) devait être légèrement abîmé car il passait même certaines séquences au ralenti !

 

Par comparaison, j'ai trouvé Tout ce qui brille plus rythmé et plus sympa. C'est l'histoire de deux copines qui habitent à Puteaux en banlieue et qui rêvent des lumières parisiennes. Déjà, le fait que ça se passe à Paris, ça m'a fait un pinceent au coeur...

tt-ce-qui.jpg

En plus, j'adoore la musique du film "Chanson sur une drôle de vie" que j'ai chantonné pendant une semaine après l'avoir vu, la voici (l'originale est chantée par Véronique Sanson, pas trop mon registre pourtant) :

Après, niveau scénario, le cheminement est trop classique ; en essayant d'atteindre leur  rêve de paillettes, les deux meilleures amies se disputent, vont-elles se réconcilier ? La fille et le père sont en froid, vont-ils se réconcilier ? D'habitude, j'ai plus de mal à deviner la fin des films, mais là j'ai tout deviné depuis le début !

Et de surcroit, l'acteur masculin principal est moche (enfin désolé pour l'acteur, Simon Buret, ceci est un avis très subjectif). Pas du tout mon goût...

simon.jpg

© Allociné

Au moins, le film a le mérite de faire réfléchir quelques instants sur la difficulté de sortir de son milieu d'origine et les raisons qui peuvent nous pousser à vouloir rompre avec son milieu et à ne pas vouloir répéter la vie de ses parents...

Et lorsqu'on voit la chambre d'une des deux héroïnes tapissée de sacs en papier de marques, ça me fait penser à la mode qui sévissait pendant mon adolescence de coller des pubs de parfum&co sur les murs de nos chambres (déjà qu'on se servait de ces pubs comme enveloppes pour nos correspondances entre copines, vous faisiez ça, vous aussi ? Il fallait toujours trouver la pub avec une surface assez grande et claire pour pouvoir écrire l'adresse de la destinataire) : bienvenue dans le monde de la consommation, mesdemoiselles !

 

Bref, si un jour vous êtes face à ce dilemme-là, je vous conseille Tout ce qui brille, au moins pour le début du film très punchy, tout comme la prof de gym jouée par Audrey Lamy (hyper talentueuse), parce qu'après, c'est quand même un peu téléphoné...

Publié dans Culture & créatures

Commenter cet article