Mon parcours cosmétique depuis l'adolescence

Publié le par L'Avignonienne

La relecture de mon journal intime ce week-end m'a donné envie (en plus de me faire rire) de faire cette chronologie cosmétique, que je préfère retracer à partir de l'adolescence, parce que pendant l'enfance, il ne s'est quasiment rien passé de particulier : j'ai dû m'amuser avec le maquillage de maman une ou deux fois, et puis c'est tout !

 

J'ai débuté à 12-13 ans avec les boules de bain, c'était pas cher et il y avait plein de formes rigolotes (coeur, étoile,...). Leur utilisation était plutôt décevante ; avec la chaleur de l'eau, la boule se ramollissait et se déformait, puis je l'éclatais et  ça faisait des petits lambeaux tout moches dans le bain. Bref, je préférais les garder dans un bocal près de la baignoire pour décorer et pour collectionner (ce que je faisais aussi avec les gommes et les miniatures de parfum).

A 13 ans, premier achat d'un mini rouge à lèvres à 6F au Monoprix. Le même jour, une copine m'offre un mini rouge à lèvres Clinique (aucun souvenir de ces minis rouges à lèvres, merci à mon journal de m'avoir fait consigné des choses de cette importance).

L'été suivant, je me suis acheté un rouge à lèvres bordeaux que je n'ai JAMAIS mis, beaucoup trop femme et foncé pour moi.

 

Au lycée, un coup de crayon gris et du mascara et basta ! Je trouvais déjà que ces nouveaux gestes m'obligeaient à me lever 5 minutes plus tôt et à perdre un peu de mon précieux sommeil.

Première commande au CCB (Club des Créateurs de Beauté) comme beaucoup de jeunes filles, avec 5 mini rouges à lèvres agnès b. offerts (LE déclencheur d'achat de l'époque, j'ai d'ailleurs gardé le mini rouge vif  "rouge agnès" en souvenir, cf. photo). Je me souviens qu'une fois, j'avais très mal étalé mon Embellisseur abricot agnès b. et qu'une fille de ma classe m'avait fait remarqué que j'avais quelque chose autour de la bouche, je lui ai répondu que j'avais mangé des raviolis à midi car j'avais trop honte de dire que je me maquillais (après coup, je la trouve dégoûtante mon explication !).

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Lorsque j'étais étudiante : minimaliste avant tout ! Dans ma douche, un gel douche et un shampoing (toujours le même, un L'Oréal qui empêche les cheveux de regraisser trop vite) et rien de plus !

Objectif : passer le minimum de temps dans la salle de bain car à l'époque j'étais obsédée par le temps total que je passerai toute ma vie dans la salle de bain et que je trouvais quasiment perdu par rapport à toutes les découvertes possibles dans ce monde, donc il fallait au plus vite (ah, la cabine magique dans le roman d'anticipation La nuit des temps de Barjavel : tu rentres dedans le matin et tu ressors deux minutes plus tard lavée, séchée, coiffée, habillée, pomponnée ! Génial !!).

J'habitais à l'époque dans une région très peu polluée et je me lavais les cheveux le plus rarement possible (tous les 5-6 jours je dirais), mais comment je faisais ? Ce rythme serait impossible à tenir maintenant, même si Avignon est moins polluée que Paris !

Il faut aussi ajouter que j'habitais dans une résidence étudiante mal chauffée et que ma salle de bain était glaciale, ça ne donnait pas envie de s'y prélasser. J'avais une copine qui faisait couler l'eau chaude de la douche pendant plusieurs minutes avant d'y aller mais c'était contre mes convictions pseudo-écolo.

Côté maquillage, c'était minimaliste aussi ; à la routine crayon+mascara du lycée, j'ai ajouté une touche d'anti-cernes L'Oréal pour cacher les conséquences de mes courtes nuits. Je faisais quelques achats de fards à paupières colorés (marron, violet, vert) que j'assortissais à mes tenues mais je les portais rarement (je n'en ai d'ailleurs jamais fini un seul).

 

Lorsque j'ai commencé à travailler : la roue a tourné ! Je trouvais ça vraiment génial (après des années de privation relative) de pouvoir m'acheter un produit de beauté par mois sans problème. Bon, au bout de quelques mois, j'ai freiné le rythme parce que j'avais fait le tour des trucs dont j'avais vraiment envie (entre autres le blush Orgasm de Nars, une base lumière de Chanel, un fond de teint pore minimizer de Clinique...) et mon fond "judéo-chrétien" m'a rappelé à l'ordre.

 

Après est venue la découverte des blogs de cosmétiques : forcément, j'ai eu tout de suite de nouvelles envies (par exemple, le rouge à lèvres corail Estée Lauder, ça remonte à janvier 2008 et c'était chez Babillages ou la bulle de gloss "chamallow" Lancôme en octobre 2007 chez Cachemire&Soie...) ! J'ai commencé à faire des smoky eyes pour les soirées et à découvrir de nouveaux gestes et techniques que j'intègre petit à petit (sauf la pose de l'eye-liner, ça, ça ne rentre pas !).

 

Puis mon déménagement à Avignon en 2010 m'a laissé plus de temps libre qu'avant, surtout durant les premiers mois où je suis arrivée (= moins de sorties), j'ai donc pu y passer plus de temps sans culpabiliser sur la durée totale de mes passages dans la salle de bain sur toute ma vie ! Je fais mon millefeuille Menard plusieurs fois par semaine, en parlant à mon chéri en même temps, ce qui fait que je n'ai pas l'impression de perdre du temps (j'ai une obsession sur le temps, ou quoi ?). C'est aussi l'arrivée de la trentaine et des premières rides qui vont avec qui m'ont décidé à reprendre le chemin de la salle de bains...

Désolée pour la tartine, j'aurais peut-être dû couper en deux parties !

Publié dans Beauté beauty

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